Apparemment ce Maroc ne plait à aucune personne de ses citoyens. Chacun de nous a entendu parlé de ces jeunes qui risquent leur vie pour arriver à l’autre bout du méditerrané. Pour eux, c’est une question de vie ou de mort. Leur pays n’a rien fait pour eux. Ces derniers sont, en générale, des jeunes marocains sans travail et sans espoir dans l’avenir proche. Ce sont les candidats de l’immigration clandestine.
En parallèle à ce phénomène, notre pays a été contaminé, comme si son seul destin est d’être abandonné par la majorité de ses citoyens, par un autre genre d’immigration. Celle-ci a donné naissance à un métier que j’intitule les chasseurs des rêveurs. En effet, des agences spécialisées dans l’immigration ont été créé pour faciliter la procédure à ceux qui le désirent. Attention, le service est payant.
Pour être un candidat pour une telle immigration, un ensemble de préambules est exigé. Désolé, mais la porte n’est pas ouvert à tout le monde. Il faut être un cadre, avoir un bon diplôme et se justifiant d’une expérience professionnelle. En résumé, seule les personnes avec un CV intéressant sont retenues !
Malgré toutes ces conditions, la demande est forte. Malheureusement, On ne peut pas faire grande chose devant la magie du rêve canadien.
Plusieurs personnes ont présenté leur démission de leur job pour découvrir ce rêve. Plusieurs chanceux de ce pays ont abandonné leur prestige pour le revivre au goût canadien. C’est toujours la magie du rêve canadien.
Mes dames et Messieurs, Nous avons l’honneur de vous présenter ce rêve. Vous n’êtes pas obligés de se déplacer au Canada pour le vivre. Ces témoignages suffisent pour accomplir cette tâche.
Témoignages :
1- Il prépare son PHD au Canada.
- À la ville de Québec, nous avons trois boucheries. Deux d’entre elles sont les propriétés d’un marocain qui détient un PHD en chimie. Alors que l’autre appartient à un ex-professeur à l’université de nationalité tunisienne. La femme de ce dernier possède, également, un PHD et travaille à la boucherie.
- Vers 22h, une grande partie des taxis sont conduites par des Arabes. On trouve parmis eux, des ingénieurs, des avocats, des docteurs, etc.
- La majorité des étudiants Arabes qui finissent leurs parcours ici (ils ont une maîtrise, un master ou PHD canadien) n’arrivent pas à avoir un travail. Ils sont obligés de faire les petits boulots (travailler dans une pizzeria, une boucherie, laver la vaisselle dans des restaurants, etc.) non daignent de leurs qualifications (j’en connais plusieurs).
- La majorité des gens que je connais ne sont pas satisfaits de leurs conditions de vie ici.
- Ceux qui viennent ici sont obligés de reprendre les cours afin d’avoir un diplôme canadien qui n’augmente pas, vraiment, leurs chances d’avoir du boulot. La majorité de ceux qui ont eu du boulot ont du attendre presque un an, voir plus pour avoir cette chance.
2- Un diplômé d’ingénieur d’état au Maroc.
- La philosophie du travail, ici, est différente de la notre. Lorsqu’il y a un projet, on t’exploite à fond. S’il n’y a pas de projet on te met à la porte sans se gêner. Un ingénieur a travaillé à Montréal, puis à Québec pendant, au moins, une durée de 4 ans. A la fin, il a été mis à la porte. Il est resté presque 8 mois pour trouver un autre boulot.
3- Un ex-cadre au Maroc :
- A mon arrivé au Canada, je suis resté sans travail. J’étais obligé de travailler comme un jardinier puis comme un plongeur. Cette situation a duré 3 ans. Après j’ai suivi une formation qui m’a permet d’avoir mon premier job qui reflète mes qualifications. Mais le contrat d’embauche ne dure que six mois. au Canada, il faut toujours chercher un travail.
- Ici, la majorité des marocains se limitent aux frais du chômage reçus de l’Etat canadien. Si vous désirez améliorer votre situation financière alors vous n’avez pas un grand choix : être un jardinier, un plongeur dans les restaurants, ou autre chose de ce genre.
NB : Ces témoignages sont les fruits d’un contact direct avec trois personnes résidentes, actuellement, au Canada.